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Septembre 1990 et nouveau périple Boys en Italie pour Milan- Doria (50 Boys). A cette occasion les milanais découvrent notre nouveau T-shirt “Demolition Tour” (drapeaux en faisceaux et légende au dos You’ll never drink alone). La Fossa Dei Leoni s’en inspirera pour son propre T-shirt. Une grande fierté pour nous.

Notre t-shirt 90/91
En novembre 1990 sort KGB, sous l’impulsion de Grandé. Le premier fanzine des Boys adopte d’emblée un ton direct et provocateur, pour notre plus grand plaisir. Au sommaire, le déplacement à Milan, les Ultras de Bari, un sondage sur les joueurs parisiens et les supporters adverses (devinez qui sont les plus détestés à 89,97 % ?), un abécédaire hilarant du “Barbu”. Extrait: “H comme Humour : quand les flics nous gonflent, l’ambiance se dégrade. Ah bon ! Et quand ils sont cools, qu’est ce qui se passe ? Je ne sais pas je ne suis au Kop que depuis 6 ans”.
La venue des verts (Déc. 90) pour leur traditionnelle défaite nous permet d’illuminer la tribune de 3 500 cierges, le tout accompagné du discours suivant: “le SIDA ronge les verts” en référence à leur lente et inexorable descente aux enfers. Le mois de février 91 nous donne l’occasion de souhaiter la bienvenue en France aux Provençaux: 10 000 ballons blancs et 20 fumigènes accompagnent notre geste d’hospitalité.

Paris SG - Marseille 90-91
Comme les parisiens ne font décidément jamais rien comme tout le monde, nous allons nous rafraîchir à Auxerre pendant le mois de février, avec l’aimable complicité des C.R.S. armés de seaux d’eau… Brrrr. Lescour (alors délégué général du PSG) accourt pour voir ce qu’il se passe. Il repartira deux fois plus vite (coursé par un CRS et son chien) battant au passage le record de Bourgogne du 80 mètres en zig-zag départ arrêté.

Auxerre - Paris SG 90/91
Une fois n’est pas coutume, c’est à Lille quune cinquantaine de Boys découvrent le plaisir qu’il y a à regarder un match bien calé dans un siège.
Mais la saison est une nouvelle fois ratée. Face à Monaco (avril 91), une fois le spectacle terminée (1 000 ballons rouges bleus pour le “soleil du Kop”) les Boys débâchent et, avant la fin du match, organisent un bruyant sitting devant les Présidentielles en compagnie du reste du Kop : “Une équipe de merde, une équipe de merde,…” accompagneront les “Borelli démission”. La venue de Toulouse le match suivant voit la distribution d’un tract édité par toutes les associations de Boulogne. Nous ferons grève devant la tribune.
Demi-finale de Coupe de France: les FUW débarquent à Paris pour soutenir leur équipe de stars : un petit “FUW = PD” et une trentaine de fumis les accueilleront. A noter la présence de supporters phocéens en Boulogne Rouge, ce qui permettra à certains parisiens surexcités de s’exercer au lancer de fauteuil.
Mai 1991: Safet nous quitte lors du dernier match contre Brest: “SALUT L’ARTISTE” et 250 cartons SAFET et autant de SUSIC (coloriés au feutre un par un) accompagneront son départ. Le groupe compte 337 inscrits.
C’est en juin 1991 que l’avenir du club prend un nouveau tournant; aidé par la Mairie de Paris, Canal + prend le contrôle du P.S.G.. Borelli est sacrifié. Avec le recul, il nous paraît important de souligner la correction et la chaleur de ce président envers tous les supporters, ce qui ne sera pas le cas avec ses successeurs. Dès le mois d’août 91, la chaîne cryptée commence à faire pression pour faire disparaître l’emblème du groupe; elle n’y parviendra jamais. En revanche le logo historique du club disparaîtra peu à peu au profit d’une bouse tricolore plus en adéquation avec la nouvelle politique du club. L’épuration commence…
Lors de PSG-Monaco, apparition de la banderole du groupe féministe “GIRLS” en tribune, à l’histoire très chaotique. C’est le trio au doigts de fée Chouba-Minier-Loncou qui s’est chargé de la confectionner.
En septembre 91, grande braderie de sièges à Gerland après un chaotique incendie d’une trentaine de torches. Cela continuera en ville puis au péage après la rencontre, où une petite centaine de Boys est lâchée dans la nature aux trousses des Gones.

Lyon - Paris SG 91/92
La venue des Messins quelques jours plus tard nous donnera l’occasion de réaliser une de nos meilleures chorégraphies: lancer de plusieurs centaines de rouleaux de P.Q. suivi de l’allumage d’une trentaine de torches avant que ne soit hissé la voile “NOTRE HISTOIRE DEVIENDRA LEGENDE”.

Paris SG -Metz 91/92
L’ambiance sera elle aussi unique: première ola au Parc et chants d’une ampleur alors jamais atteinte; certains joueurs se sont même “arrêtés de jouer”, dira Daniel Bravo. Quelques kopistes tenteront une invasion de terrain…
Le mois d’octobre 91 voit la tribune Boulogne s’exciter: chaque match est ponctué d’incidents, de voitures incendiées et de diverses agressions, la palme revenant à un certain PSG-Toulon lorsque les C.R.S. gazèrent l’ensemble du Kop: jets de sièges, toilettes et buvettes dévastées, la réaction des parisiens fut si violente que les C.R.S. durent s’enfuir de la tribune, coursés par les supporters. Les sièges seront provisoirement retirés à la suite de ces incidents qui auront eu un écho international. Le déplacement suivant à Caen sonnera le glas des déplacements en car: débordés par une manifestation à l’entrée de Venoix, les C.R.S. lâcheront les chiens dans notre tribune. Une vitrine de pharmacie sera défoncée le soir même en ville, les Boys porteront le chapeau sans aucune enquête préalable.
C’est le temps des séparations: en désaccord avec Mister Delobel, certains Boys fondent les Lutèce Falco, d’abord en K, puis à Auteuil.
Novembre 1991: Sochaux-PSG puis Milan-Roma, l’Army Korps (alors sous groupe des Boys, ce qui ne durera pas longtemps) chargeant torches en mains, quelques vaches franc-comtoises effrayées. Quel spectacle !!
Décembre 1991: tifo “BELGRADE PRAGUE” sur calicots pour PSG-OM suite au refus de la préfecture d’autoriser la distribution de 18 000 tours Eiffel en carton. C’est également la sortie du premier Clameur, l’un des premiers zines en couleur de l’hexagone, dans la lignée de KGB.
En février 1992 est diffusé un reportage caricatural sur les Boulogne Boys “52 sur la une”: manipulation et désinformation agiront si bien que la réputation du groupe devient lourde à porter. Mister Delobel en perdra son travail. Merci qui ? Le mois d’avril 92 voit Canal + nous proposer une charte du supporter, suite aux incidents qui ont émaillé la saison. Aie !! Aux belles promesses succéderont la lente agonie du Kop: interdictions diverses, manipulation, mensonges, répression, délation, jalousies, provoqueront progressivement de graves divisions au sein de la tribune.
Le dernier match de la saison (PSG-Nantes, mai 92) nous donne l’occasion de fêter la retraite de Joël Bats: un feu d’artifice accompagnera une bâche “JOEL DANS NOS COEURS A JAMAIS”. La manifestation “Paris fleuri, Paris courtois” permettra à certains de rentrer chez eux avec des pots de géranium. D’autres, plus généreux, les offriront aux C.R.S. présents sur la pelouse devant le Kop. Dites-le avec des fleurs… Cette saison s’achève avec 486 membres: chiffre record alors.

Paris SG - Nantes 91/92
Dès septembre 1992, Canal + recommence son travail de sape pour décourager notre fournisseur de livrer nos tee-shirt (avec le bras d’honneur dans le dos). Encore raté !
Octobre 1992 nous réconcilie avec la Coupe d’Europe: cent parisiens s’envolent à Naples pour une soirée historique, marquée par nos chants incessants et un monumental “Diego, Diego” de la Curva Sud.
En décembre 92, 30 pots de fumée multicolores et plusieurs milliers de cierges à Boulogne accueillent les Belges d’Anderlecht avant un retour d’anthologie au Stade Astrid.

Paris SG - Anderlecht 91/92
La venue des Marseillais donne lieu à une grève des Boys en raison des multiples interdictions qui frappent alors le groupe. C’est également l’apparition des Rangers, fondés par des anciens Boys, “Bouquin d’cul” en tête.
Février 93, Le PSG parle d’un hypothétique déplacement du club; les Boys reprennent alors la campagne d’abonnement du club pour un PSG-Toulouse: “LE PARC SANS LE PSG, OU EST L’ESPRIT DE CLOCHER ?”.
Avec le printemps revient la folie de la Coupe d’Europe: après l’indescriptible soirée du Real, arrive la Juve. Déplacement en avion. Au dessus des Alpes, notre Hervé Pot voit la mer (c’était l’heure de ses gouttes, il est vrai). A Turin, la douane sauve les Bianconeri de l’humiliation en bloquant nos rouleaux et le matos du tifo. Côté relationnel, les fans échangent tuyaux, bidets, et robinets à travers les grilles du stade…
Au mois de mai, fais ce qu’il te plaît. Soit ! Nous irons à Marseille… 650 parisiens iront défier les habitants du Stade Vélodrole pour une soirée épique,partiellement relayée par les médias qui ne voudront surtout pas entacher la réputation du nouveau champion d’Europe. L’occasion aussi d’apprécier la couardise des dirigeants du club… En réponse à l’attitude de ces derniers, toutes les associations feront grève contre Saint-Etienne au match suivant.
La saison 93-94 s’annonce houleuse: la caisse du groupe disparaît avec son président; reste alors un magnifique déficit et plusieurs centaines d’autocollants au nouveau bureau qui comble le passif de ses propres deniers. La tribune est également fermée (juill. 93) pour cause de travaux: le drame de Furiani hante les mémoires de nos dirigeants qui en profiteront pour créer le seul QHS (quartier haute sécurité) payant du monde. Le groupe découvrira les joies de la sectorisation d’une tribune à base de Plexiglas lors de sa remontées en partie supérieure du Kop en décembre 93 (PSG-Strasbourg). Une horreur! En réponse à cet abus, nous déployons une banderole qui nous vaut un certain nombre de menaces: “NOTRE LIBERTE S’ARRETE LA OU LES BENEFICES DE C + COMMENCENT” (PSG - St Etienne, nov. 93). Et l’humour de Canal, alors?
Ce début de saison sonnera également le glas des groupes phares du mouvement hooligan à Paris: les Fire Birds, l’Army Korps, et à une moindre échelle le Commando Pirate, feront les frais d’une soirée de septembre 93 mouvementée (PSG - Caen): après avoir gazé aveuglément une partie de la tribune, des C.R.S. avinés se feront agresser par plusieurs centaines de supporters furieux. Au match suivant, leurs collègues gazent lâchement notre groupuscule féministe préféré: l’intervention des stewards qui obtiennent leur expulsion évite une nouvelle émeute… Enfin, cette saison est aussi celle où on voit apparaître la section foot et le premier championnat inter supporters parisiens.
Pour la venue de l’OM, en janvier 94, le Kop se pare de centaines de Tour Eiffel en carton (vieille idée chère aux BB85 ressortie de vieux cartons, cf. Décembre 91), tandis que Doudou et Roucmouttte inaugurent une nouvelle section polytraumatisés: “les rois de la Béquille”.
Auxerre-PSG, février 94, et nouveau déplacement mouvementée. Le Corse bousille sa bagnole sur le chemin du retour. 25 000 FF de dégâts.
En mars 94, le lancer de P.Q. prévu contre Cannes sera interdit par les dirigeants. Merci qui ? Le 25 mars pour être précis, après PSG-Metz, a lieu le tirage au sort des poules du “CUP 94″ (comprenez le “Championnat des Ultras de Paris”), compétition 100% indépendante du club organisée par celui qui plus tard se fera appeler “Higgins” voilà comment mettre à profit son temps de passage à l’ANPE ! PSG-Martigues et affrontement sur la pelouse, à la mi-temps entre supporters de Boulogne et d’Auteuil. Victoire de Boulogne où des Boys bien sur prirent part aux réjouissances, au fait c’était un challenge Tourtel! C’est le matin de la sainte Sandrine (2 avril) que, vers 10H00, quelques 14 Boulogne Boys se donnent rendez-vous sur les terrains de Bagatelle (Bois de Boulogne). Un pitoyable 7 contre 7 donnera naissance à la téméraire équipe de football des Boulogne Boys. Le 16 avril, le “Championnat des Ultras de Paris” 94 commence. Premier match officiel des Boys, contre les Supras, et match nul 3 partout. Toujours en avril, Arsenal-PSG et retour aux sources dans la capitale anglaise, qui n’empêchera pas Olivier et La Fraise de faire du nudisme à la douane (voire plus, mais on n’a pas de preuve). La saison se termine presque et on savoure le 2e titre de champion de l’histoire de notre club, les festivités commencent lors de PSG-Toulouse avec un pèlerinage massif des fans sur la verte pelouse.

Paris SG - Toulouse 93/94
St Etienne-PSG, mai 94, gestation de la section Epidor alors que le Fraisier récolte une petite fortune en montrant son gros cul (57 francs 50 ! !). PSG-Bordeaux: Boys et Rangers organisent un incendie géant, la tradition ; ça a du bon !!! Vu de la pelouse, nous dirons ceux qui ont participé à la revanche du challenge Tourtel (beurk !), c’était mythique! Au fait, victoire à nouveau de l’équipe du KOB bien sur, avec 1 but d’anthologie d’Iky (Rangers).

Paris SG - Bordeaux 93/94
La saison se termine, les Boys s’apprêtent à entrer de plein pied dans le championnat 94/95 où ils comptent bien fêter leur 10ème anniversaire. En attendant, le “Championnat des Ultras de Paris” n’attend plus que sa finale soit disputée. Ce sera chose faite à l’automne, au Parc, où les Supras battrons le PAC pour l’anecdote. Pas de renouvellement de l’expérience puisque le PSG décidera d’organiser lui aussi un tournoi inter-associations. Le 2ème “Championnat des Ultras de Paris” ou “CUP” n’aura donc pas lieu. Enfin cette nouvelle saison est aussi l’occasion de voir revenir Luis Fernandez au PSG, en tant qu’ “entrainor” bien sur ! Ca démarre mal puisque notre club, champion de France en titre, commence par 3 défaites et trois nuls, enfin on se console, l’OM est en D2 après sa rétrogradation suite aux histoires de corruption que vous connaissez tous.
PSG-Montpellier (oct. 94) voit la première apparition de la section Beauvais, qui regroupera entre 30 et 50 membres suivant les années. Ce mois d’octobre verra aussi 350 parisiens (à majorité hools) descendre défier les Provençaux à Martigues: de multiples bagarres et jets de fumigènes ponctueront la journée, le match et la soirée. A noter l’impressionnant acharnement des sudistes à vouloir notre bâche… En vain. Conséquence de l’annulation de tous les déplacements officiels depuis celui, houleux, de Marseille, les fans se déplacent donc par petits groupes, indépendamment de toute structure et les exactions se multiplient, comme celles de Bordeaux… Tous les groupes de Boulogne, quelle que soit leur tendance, y participeront à plus ou moins grande échelle. Le mois de décembre 94 voit le déploiement de la bâche anti St-Denis (PSG-Strasbourg) pour manifester contre l’éventuel déménagement du club. Initié par notre groupe, ce mouvement sera heureusement repris par l’ensemble des associations parisiennes, avec succès jusqu’à présent.
C’est l’époque des tifos réussis: Tour Eiffel en cartons contre le Bayern, “TOUJOURS VAINCRE” contre Bordeaux, nef sur une mer de bandes plastiques rouges et bleues contre Kiev, arc-en-ciel contre Nantes, feu d’artifice contre Lyon,… Nous croyons alors en un printemps triomphant.

Paris SG - Barcelone 94/95
Mars 1995: PSG-Barcelone. Bricolage obligatoire suite à de nouvelles interdictions et bandes plastiques au programme. Finalement plutôt bien réussi.
Aril 1995: avant Milan-PSG; une banderole “850 F de qui se moque-t’on ?”. Il semblerait que les Boys soient le groupe le plus pauvre du Parc, car il est le seul à s’être manifesté devant cet abus financier. PSG-OM: en demi- finale de la Coupe de France, victoire logique du PSG, de notre coté un superbe tifo en feuilles rouges et bleus formant la Coupe de France, ainsi que le mythique voile “Notre Histoire Deviendra légende”. Nous arrivons à Milan-PSG pour une élimination du PSG en 1/2 finale de la C1 mais à noter l’impressionnant “Qui no salta parigino e” des Milanais à San Siro…
PSG-St Etienne en mai; 10ème anniversaire des BOULOGNE BOYS avec un tifo en feuilles inscription “1985″ plus une banderole “10 années de fidélité”. De nombreuses torches viendrons éclairer cette anniversaire ainsi que les banderoles de sympathie des autres groupes Parisiens, tous passés se former au sein du groupe à la tête de mort. Ce sera l’occasion de sortir une nouvelle voile autofinancée aux couleurs du groupe, superbe !
Suite aux lamentables prestations des parisiens à Rennes et à Bordeaux, la dernière rencontre au Parc contre Le Havre sera l’occasion de conspuer dirigeants et joueurs, accusés de ne pas mouiller le maillot.