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Saison 2002/2003 le groupe atteint l’age adulte et les jeunes se motivent à fond pour les matches amicaux c’est ainsi que la bâche est posée à Blois, Rouen, Lisbonne, Vigo, au Touquet et à Amiens… Le championnat reprend ses droits contre l’AJA et les Boys ont plusieurs vœux en cette nouvelle ère, “un titre” et “une bière bien fraîche” entre autres…
Le premier déplacement officiel de l’année nous amène chez nos amis ultra narine, encore une fois une grosse vingtaine de parisiens sont présents dès la veille. Petite rixe sur la place Gambetta. Les parisiens sont encore là. Le lendemain au stade, une fois n’est pas coutume, les Boys se rassemblent à une centaine dans la partie inférieure du parcage et les chants sont une nouvelle fois bien soutenus pour un résultat nul 0-0.
La saison suit son court et le PSG ne joue toujours pas pour gagner le titre… Dommage. Le groupe organise une nouvelle fois un bus pour se rendre au Havre fraîchement remonté en 1ère division. Certains d’entre nous iront visiter les cellules de dégrisement pendant qu’au stade, le public parisien et les joueurs rendent un hommage à Mono, membre des karsud décédé la semaine précédente.
La réception de Strasbourg sonne l’air de la répression à outrance, un nouveau système de vidéo surveillance voit le jour au parc des princes. Les virages, sous haute surveillance voient les joueurs s’imposer 3 buts à rien.
Les joie de l’Europe nous reprennent et nous recevons les hongrois de Ujpest, petit club de la banlieue de la Capitale (Budapest) pour les 64ème de la coupe de l’Uefa. Les visiteurs nous font bonne impression dans les tribunes avec beaucoup de torches, bâches sur le terrain, chants. Sur le terrain, le PSG acquiert quasiment la qualification en s’imposant 3-0 encore une fois…
La 8eme journée du Championnat laisse place à une grande 1ere en France en matière de supportérisme , l’idée lancé pendant l’été par les UB90 (strasbourg) de sortir une bâche commune à tous les groupes… C’est le début de l’UCR ” Union contre la répression ”

Beaucoup de groupes de L1 et L2, notamment les plus grands (Boys, MF, CU) y participent. Le rendu est très bon, des tracts sont distribués autour du parc, une belle cohésion pour tous les ultras français. Le lendemain l’info est très peu relayée par les medias…
Tout juste rentrés de Montpellier le dimanche, le déplacement à Budapest nous tend les bras ! Dès le lundi soir 4 Boys se ruent dans le premier train sans argent, sans billet, avec pour ferme intention de frauder jusqu’en Hongrie ! Au même moment au sud de la France 2 boys de Nice en font tout autant ! Le reste du groupe est parti le mardi en soir en monospace. 20 Boys en Hongrie, encore une fois groupe le plus représenté pour un déplacement mythique pour tous les fan’s parisien l’ayant effectué. Et qui auront tous une pensée pour Couly, jeune membre des Tigris décédé le jour du déplacement. A retenir, le quartier du stade ressemblant à un véritable traquenard, la rangée de torches derrière la bâche Boys’85, la sortie houleuse du quartier d’Ujpest, le stress et finalement les pintes à 1 €, dans les boites du centre de Budapest… Retour sur Paris le samedi soir avec la qualification pour les 32eme en poche.

Le Dimanche en championnat, le PSG atomise Guingamp 5 buts à 0, le Parc rend un dernier hommage à Couly…
Deux semaines plus tard, nous recevons l’OM au Parc. Pour l’occasion, nous confectionnons une voile en rapport avec le sponsor actuel de l’om “Kalifa airways” et Robert Louis Dreyfus aux commandes d’un avion en perdition. Le fond de Boulogne est agrémenté de ballons saucisses géants. Le rendu est du plus bel effet. Sur le terrain, le PSG s’impose logiquement 3 buts à rien. Cette victoire marquera le début d’une longue et belle série de victoires contre l’ohème.

L’histoire d’amour avec l’est européen pouvait reprendre ses droits puisque la coupe d’Europe allait emmener une poignée de courageux Boulogne Boys à Bucarest pour un déplacement qui encore une fois, allait nous apporter son lot d’anecdotes et de délires. Trois d’entre nous effectueront un retour périlleux en train, pour finalement rejoindre le groupe le week-end suivant, en milieu de deuxième mi-temps dans les Ardennes à Sedan.
Une impressionnante série de défaites allait faire plonger le PSG dans la traditionnelle crise hivernale et obliger le Kop à réagir pour la réception de Lyon. Quelques banderoles fleuriront à Boulogne “Révoltez vous pour nous, pour Luis… ou méfiez vous” ou encore “Luis est à nous, Perpere on s’en fout…” Pour une fois, les joueurs nous entendent et mouillent le maillot pour une victoire 2-0…

La seule grosse satisfaction de la saison restait la coupe de l’Uefa et pour le match retour face à Boavista, à défaut de remplir un minibus, c’est un j9 qui s’élance à travers le vieux continent dès le lundi soir. Après une nuit tumultueuse à Irun et une soirée alcoolisée à Valladolid, les Boys venus en avion et le J9 se retrouvent à Porto pour une soirée mythique chez Elie Kakou à proximité des caves à Porto. L’arrivée au stade est chaude, une rixe éclate entre le groupe local et les Boulogne Boys qui nous donnera l’avantage. Le PSG obtient un match nul insuffisant pour passer au tour suivant. La saison devient vraiment terne…

L’atmosphère est vraiment mauvaise autour du club, Luis est sur un siège éjectable, les supporters des deux virages sont en colère. Pour la venue de Bordeaux au parc, nous ferons passer le message avec des banderoles demandant la tête de Perpere et le départ de Cana+. Nos amis ultra narine fêtant leurs 15 ans, nous n’avons pu résister à l’envie de leur faire un petit message également.

TF1 sûrement en manque de sensation forte pour les matches de coupe de France, décide de faire chauffer certaines boules pour le tirage et c’est bien évidement Marseille que nous recevons au Parc des Princes… Un tifo est organisé pour l’occasion, les 3 lettres KOB dans chaque bloc, séparées par des bandes rouges et bleues accompagnées d’une ligne de torches à l’inter étage. Très bon rendu. Nous remportons une nouvelle victoire face à l’OM.

La saison se poursuit entre un déplacement glacial sous la neige à Strasbourg et une partie de tribune qui s’effondre à Laval. Le groupe enchaîne les cars malgré les résultats très décevants de notre club. Le groupe organise 3 cars pour le déplacement à Marseille et une victoire historique 3 buts à zéro devant les yeux humides des 1000 parisiens ayant effectué le déplacement.
Après un déplacement annoncé bouillant à Martigues, mais finalement très calme en quart de finale de Coupe de France, nous recevons les girondins de Bordeaux au Parc des Princes.
Notre tifo “Coupe” est contré par les bordelais. Certaines mises au point avec des langues bien pendues s’imposent… Nous nous qualifions pour la finale.

La saison arrive bientôt à son terme et le groupe fête sa majorité. Un tifo pots de fumée multicolores accompagné d’une énorme banderole “En 18 ans on en voit de toutes les couleurs” décorent la tribune pour la réception de Monaco. Même si la victoire est là, le PSG est passé une nouvelle fois a coté du championnat de France.

Le déplacement à Auxerre est toujours aussi court mais toujours aussi mémorable avec une après-midi délirante entre la visite improvisée du stade de l’Abbé des Champs et un tour hallucinant à une vingtaine de Boys dans la maison du rire de la fête foraine jouxtant le stade. La soirée est ponctuée de violents incidents entre les indépendants et les membres de la tribune Auteuil, ces derniers quittent le parcage prématurément.
Deux échéances importantes allaient clôturer la saison 2002/2003. Le jubilé Vincent Guérin avec un Parc bien vide pour un aussi grand joueur mais les Boulogne Boys lui rendent tout de même un très bel hommage.
Puis pour la finale de la Coupe de France, nous rencontrons une nouvelle désillusion puisque nous sommes défaits par la brillante équipe auxerroise 2 buts à 1. Toutes les festivités prévues après le match sont annulées.
